Mes études : entre attentes et réalités

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Un des choix les plus difficiles à faire et pourtant si important

Bon, je vous l’avais demandé sur mes différents réseaux et il s’avère que vous parler de mes études vous intéresse, alors me voilà aujourd’hui à vanter ce que j’étudie. Alors je ne suis pas là pour jouer la conseillère d’orientation, loin de là, et puis entre nous … elles n’ont jamais servi à grand chose (et je sais de quoi je parle). Bref, il faut juste savoir que s’engager dans la vie étudiante ce n’est pas facile tous les jours – eh non, nous ne sommes pas tous des fainéants qui profitons du sytème et se la coulent douce -. Et je crois que le plus difficile c’est déjà de savoir QUOI faire. Je fais partie de la majorité des cas puisqu’en sortant du bac – et même déjà en sortant de 3ème – je sortais avec aucun projet en tête, aucune idée de métier ne me traversait l’esprit si ce n’est que le domaine de la publicité semblait m’intéresser …

Pour contextualiser un peu j’ai obtenu un bac Littéraire (après m’être réorientée, mais ce n’est pas le sujet) et à la fameuse période post bac – ah, quelle horreur cette plateforme – j’avais opté pour un DUT en publicité à Nancy. Grosse déception le jour des résultats où je vois que j’ai été refusée … finalement un mal pour un bien puisque je pense que j’aurais décliné l’offre (c’était trop loin de chez moi, et à 18 ans je me voyais mal partir de chez moi et vivre seule, je suis trèèèès famille alors bon). J’ai donc opté pour mon second choix : la fac. La fac, ce mot qu’on entend de la bouche de tout le monde je ne sais combien de fois par jour … mais au final on ne sait même pas ce que c’est. Pour dire, j’ai été à la fac par défaut, parce que je ne me voyais pas arrêter l’école après le bac, je suis trop curieuse et adore le monde pédagogique (et je crois que lui aussi m’aime plutôt bien haha). Me voilà donc livrée à moi-même (non Camille, tu abuses) dans un univers totalement inconnu.

Effectivement, 18 ans c’est trop jeune pour que nous puissions décider de notre avenir comme ça, du jour au lendemain (et croyez moi, j’envie ceux qui savent déjà ce qu’ils veulent faire depuis qu’ils sont tout petits !). Bien-sur j’avais obtenu des rendez-vous avec des conseillères d’orientation et finalement vous voyez où ça m’a menée : refusée à Nancy et refusée même en seconde générale (ouais, je devais partir vers un bac pro secrétariat à la base …). Voilà, donc faites confiance à vous-même & croyez en vous, ça sera déjà un grand pas.

J’écris cet article totalement à chaud, sans avoir au préalable constitué quelques notes alors je décide de l’aborder de cette façon : vous donner ma propre vision de la faculté et de ma spécialité puis vous dire ce qu’il en est réellement. C’est parti ?

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Alors en sortant du lycée je n’étais encore qu’une enfant – et dire que c’était il y a déjà 5 ans … – et j’étais super contente d’avoir la faculté située à 20 minutes de chez moi en voiture, je n’étais donc pas loin du cocon familial. C’était totalement l’inconnu pour moi : prendre le bus, sortir de ma zone de confort, casser mes habitudes et rencontrer de nouvelles personnes avec de nouveaux professeurs. Mais ces questions ne me trottaient pas tellement dans la tête au début, elles sont venues s’imposer petit à petit : je crois bien que j’avais du mal à me rendre compte de ce qu’était réellement la fac, je pensais réellement que c’était similaire au lycée !

Plus la rentrée approchait et plus je me demandais dans quoi je m’étais lancée ? J’avais donc choisi de faire une licence en information et communication (donc 3 années d’études complètes) et comme j’avais été très mal guidée je pensais que nous allions avoir toujours des cours de français, de maths etc mais loin de là : il n’y avait que des cours en relation avec l’information et communication (ouais, trop logique en fait). Et de plus en plus on me répétait « mais tu sais, vous allez avoir des cours en amphi, vous allez être une bonne centaine et les profs te reconnaitront même pas parmi la masse que vous serez ». Voilà, c’est là que je me suis rendue compte qu’il y avait bel et bien une rupture entre le lycée et la fac. Parce qu’il faut savoir que j’adore la reconnaissance, voir que mon travail porte ses fruits et que les professeurs me valorisent et m’encouragent. Mais rien, ça n’allait pas être le cas (quand je vous dis que je n’avais aucune idée de la fac, vous me croyez ?). Me voilà donc arrivée en licence 1, le jour de la pré-rentrée avec non pas 100 personnes, ni 200 mais bien 300 personnes entassées les unes sur les autres, tout le monde parle, tout le monde a l’air de connaître cet univers. Malheureusement je ne voyais pas d’autre option et j’allais rester là malgré tout, malgré cet ambiance qui ne me convient pas (non je n’étais pas malheureuse mais juste surprise de cette tournure). Et les cours en amphi continuaient au fil des jours ainsi que les travaux dirigés où nous étions par groupe de 30-40.

Vraiment, accrochez vous les premières semaines et ne vous laissez pas influencer. Vous allez être tenté plusieurs fois de sécher tel ou tel cours … et petit à petit peut-être décrocher totalement. Mais je suis mal placée pour discuter de cela puisque j’ai une conscience scolaire bien trop importante pour sécher les cours … trop studieuse que voulez vous haha (au cours de mes 5 années d’études j’ai peut-être séché 6 cours en tout et je me porte bien, vous voyez qu’avec un peu de volonté c’est faisable).

Et puis petit à petit ma vision de la fac a changé : lors des TD les profs étaient indulgents et nous reconnaissaient un minimum. Je gagnais en confiance en moi et en mon travail (LE gros problème de ma vie …) : j’étais arrivée dans les 10 premières après un test de français (dictée et compréhension de texte réalisé lors de la pré-rentrée) puisque j’avais obtenu une note égale ou supérieure à 16 et j’étais ainsi dispensée des cours de français, mais j’avais également rencontré un professeur qui avait beaucoup aimé un de mes écrits universitaires et qui m’avait proposé de publier mon dossier sur la plateforme interne à l’université de Lorraine afin d’en faire profiter mes collègues. Les premiers partiels arrivaient et là c’était à nouveau le flou total. En dehors des dossiers écrits/oraux des TD, nous avions également des cours magistraux CM dans lesquels il fallait s’attendre à devoir répondre à des questions de cours mais aussi à des dissertations pour nous évaluer. Et à nouveau, c’est au fil des années que vous comprendrez la logique et mettrez en place les bonnes choses à faire pour réviser (un article sera bientôt consacré à cela). Je lisais simplement mes cours et tentais de retenir quelques dates importantes (et finalement les cours d’histoire-géographie du lycée où il fallait apprendre un chapitre profondément afin d’en faire une dissertation c’était minime à côté de cela) parce qu’apprendre « par coeur » une dizaine de cours par semestre comprenant chacun 20 voire 30 pages c’est pas évident. Surtout quand vous n’avez que les vacances de Noël pour préparer tout cela. Mais promis j’y consacrerais un article spécial à l’arrivée des partiels si cela vous intéresse afin de vous donner des conseils pour réussir !

L’annonce des résultats est aussi un moment que je redoute le plus mais tout en étant impatience. J’avais donc validé mon année avec quasiment 11 de moyenne, une grosse fierté pour moi … surtout quand vous voyez que plus de la moitié de la promotion avait échoué (bon, la moitié d’entre eux ne venaient que pour la bourse, vive la licence, vive le système Français … haha). Je commençais à me rendre compte que j’avais prouvé le contraire de ce que pensaient mes anciens professeurs qui voulaient que je fasse un bac pro secrétariat …

Ayant réussi ma première année, j’ai donc logiquement été en licence 2 et 3 où tout s’est déroulé pour le mieux. Effectivement, plus les années avancent et plus on se sent à l’aise et rassuré. La promotion se vide petit à petit, on passe de 300 en licence 1 à 100 en licence 2 et 3 puis 30 en master 1 et maintenant 13 en master 2 (et quelle fierté de faire partie de ceux là !).

Pour celles que se le demandent il n’y a donc aucune sélection à l’entrée en licence 1 (du moins, pas dans la plupart des sections à la fac) et dans mon cas ni en licence 2, 3 et master 1 (dans le cas du master il suffit juste de fournir quelques papiers pour les étudiants n’ayant pas suivi le cursus info-com auparavant, mais rien de fou !). En somme, il suffit juste d’avoir la moyenne en sachant que les deux semestres se compensent donc c’est largement faisable … je trouve peut-être même cela trop simple puisque la licence est clairement donnée, bref, je m’abstiens là dessus haha. Bon et puis je ne vais pas vous le cacher, à la fac il y a deux types de personnes : celles qui sont là par défaut et qui fournissent le minimum qui leur ai demandé (et encore) et ceux qui ont une conscience scolaire et qui donnent le meilleur d’eux.

Lors de mon arrivée et même encore aujourd’hui, je ne suis jamais sure d’y arriver … à chaque semestre c’est la même chose : je doute tellement de moi qui j’ai peur d’échouer à chaque fois. Finalement, comme je vous le disais déjà précédemment, mon manque de confiance en moi prend le dessus même si je termine toujours dans les « meilleurs » avec une moyenne avoisinant les 15. Et j’ai beau avoir d’excellents résultats et terminer vice major de promotion, je me remets toujours en question et doute totalement de mes capacités.

Finalement, au fil des années vous remarquerez que la reconnaissance des professeurs se fait de plus en plus ressentir : ils vous reconnaissent, vous disent bonjour, vous parlent plus facilement etc. Voilà, c’est ce dont j’ai besoin finalement !

Du coup vous avez ma vision, les idées que je me faisais lors de mon entrée en faculté et celles qui subsistent encore aujourd’hui ! Parce que oui, l’université c’est pas rose tous les jours … et malgré tous les a priori qu’on peut entendre sur ma formation en information et communication, ce ne sont pas les plus nuls qui y vont et c’est loin d’être facile. Je travaille beaucoup et régulièrement pour récolter de telles notes, ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir cette capacité à travailler seul et réussir (c’est le gros défaut de la faculté également …). C’est énormément de travail personnel et c’est une des premières choses que l’on vous rabâche.

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Comme je vous le disais juste au dessus, les amphithéâtres en licence sont blindés. On se retrouve à plus de 300 et je pense sincèrement que ce doit être super difficile pour un professeur de faire cours dans de telles conditions. Et c’est justement cette ambiance qui peut vous faire décrocher … vous pouvez être facilement influencé par ceux qui sont là uniquement par intérêt boursier ou qui n’éprouvent pas le besoin d’être là finalement et avoir la fâcheuse tendance à vous absenter des cours petit à petit … Je n’ai jamais fait cela parce qu’il faut savoir qu’un partiel peut tomber uniquement sur une seule partie du cours … et cela peut simplement être celle où vous étiez absent ce jour là – je crains toujours cela puisqu’avec la chance que j’ai ça risque de m’arriver haha -.

D’autre part, la faculté ce n’est pas le paradis que tout le monde vous vend, certes nos journées ne sont pas remplies de cours mais c’est pour travailler à coté. Bon en licence 1 et 2 voire même 3 vous pouvez encore profiter de vos heures pour vos passions personnelles mais en master cela se complique un peu. Si vous vous contentez du minimum vous allez réussir – dans les limites de vos capacités forcément – mais avec une moyenne juste passable et si vous souhaitez aller plus haut cela peut vous porter préjudice. C’est ce que j’ai rapidement assimilé puisqu’en licence 1 je peinais à obtenir 11 de moyenne pour finalement comprendre la logique et atteindre les 13 voire 14 de moyenne dans les deux dernières années de licence.

Alors quand je disais précédemment que la faculté ne vous booste pas et ne vous reconnait pas c’est un peu faux finalement. Après tout, ce travail personnel c’est uniquement pour vous. Inutile de plaire à qui que ce soit, c’est votre fierté et votre avenir qui est en jeu.

En dehors de cela, si vous éprouvez un quelconque problème (de l’ordre administratif ou plus personnel) il y a aura toujours quelqu’un pour vous aiguiller. Vous avez beau être un étudiant parmi 1000 autres, vous arriverez toujours à vous démarquer par votre façon d’être, je vous le garantis !

Vous entendrez également très souvent « ne va pas au cours magistraux, ça sert à rien et ce n’est pas obligatoire » (entendez donc les cours en amphithéâtre, les cours bien théoriques dans lesquels vous devez prendre des tas de notes) … mais finalement si vous réfléchissez bien, certes ce n’est pas obligatoire, mais ce sont les matières avec le plus gros coefficient … à vos risques et périls !

Finalement vous vous êtes surement rendu compte que je parlais de mes études comme étant une grande réussite et fierté personnelle, et vous avez totalement raison ! En bientôt 5 années d’études je suis passée par de nombreux doutes et remises en question mais le fait de toujours faire mieux et d’obtenir de bons résultats m’a donné confiance en moi – même si c’est un travail sur lequel je dois encore travailler -.

Quand vous entrez à la fac vous n’avez peut-être pas de métier précis en tête, peut-être juste un domaine ou même rien du tout mais plus vous avancerez dans les études et plus cela se concrétisera. C’est ce qu’il s’est passé pour moi, je n’avais aucun objectif, je ne savais même pas si j’allais rester un an ou me réorienter complètement mais cette envie de réussir et de me prouver à moi-même que je mérite tout le travail fourni finit par payer. Mais ça, c’est prévu dans un prochain article où je vous décrirez en détail ce vers quoi tend ma formation et pourquoi j’ai opté pour un bac +5 et pas uniquement un bac +3 !

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Alors, rassuré ?
Et toi, quelles étaient tes attentes et à priori lors de ton arrivée à la fac ?
Tu as d’autres doutes et questions ? N’hésite pas !


   

4 Comments

  1. Reply
    Vampaiaa

    Aaaah la fac, je l’ai détesté et adoré, et aujourd’hui elle me manque tellement !
    Je pense que le parcours universitaire est vraiment différent selon les cursus et les personnes. La chose aussi a ne pas rater quand on arrive en L1 est : savoir bien s’entourer. Ne pas choisir les boulets, et ne pas choisir ceux qui auront une mauvaise influence. Mais au fil des mois on rencontre tellement de gens qu’on arrive à faire le tri.

    Après mon bac je suis partie à Nancy, et bizarrement ça ne m’avait pas effrayé de partir de chez moi. J’ai toujours été très indépendante, mes parents ont toujours travaillé donc dès mon plus jeune âge, j’ai du me débrouiller toute seule avec mon frère !

    Cette semaine je suis retournée chercher mon diplôme et je crois que c’était la dernière fois que j’allais à Nancy avant mon grand départ à Tokyo et j’ai eu un sentiment super nostalgique en voiture, qui m’a également donné une idée d’article en rapport avec la fac!

    En tout cas je te souhaite vraiment de réussir Camille, malgré tous ces doutes regarde où tu en es? Tu es sur la dernière ligne droite, la plus dure, c’est la que tu vas devoir jouer ta dernière carte afin de te créer des contact, mais dis toi qu’après ça ne sera que du bonheur et tu vas pouvoir t’épanouir professionnellement ! Courage ♡

    1. Reply
      Gipsyy_ Post author

      Oh la fac me manque déjà même si j’y suis encore haha, j’appréhende beaucoup de la quitter :(.

      Comme je te l’ai dit samedi, tu as beaucoup de courage mais c’est une expérience de dingue à vivre, tu vas t’éclater :).

      Et j’espère que tu as raison, j’aimerai vraiment m’épanouir dans mon travail …

      Bisous ♡

  2. Reply
    Kwodaline

    Je ne sais pas encore vraiment si je continue la fac ou non, mais merci beaucoup pour cet article. Avoir enfin un avis autre que celui des étudiants « qui en font le moins », c’est vraiment génial ! Tu me donnes tellement envie de donner le maximum de moi, aha ! Enfin voilà, merci beaucoup :3

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